dimanche 26 mars 2017

Les arrivées de la semaine (5)


Le moins que je puisse dire, c'est que je ne suis pas très fière de moi cette semaine...






Passage  fatal à la médiathèque.....

  • Nid de vipères de Edyr Augusto, car j'ai beaucoup aimé Pssica dont je parlerai tantôt
  • No home de Yaa Gyasi
Un livre voyageur, merci à ma complice de lecture, et d'allongement de  PAL....
  • Les larmes noires sur la terre, Sandrine Collette
Un ouvrage reçu dans le cadre d'une masse critique spéciale
  • La vie ne danse qu'un instant, de Theresa Revay
Et puis pour le plus grand bonheur de mon libraire préféré ....
  •  Belem suivi de Moscow, de Edyr Augusto 
  • Deux petits pas sur le sable mouillé, Anne-Dauphine Julliand
  • América, nouvelle revue trimestrielle ( sur 4 ans) consacrée à la littérature américaine  Tout ça, c'est la faute à Busnel !!!
  • Comme des loups de Guy Vanderhaeghe, hitsoire de compléter une trilogie dont le dernier volet parait bientôt
  • Les marches de l'Amérique,de Lance Weller.....ça, c'est la faute à ma complice de lecture ( 2 fois coupable cette semaine )
Je remercie Poirette qui cette semaine ne m'a pas tenté....mais qui sait la prochaine fois ?

lundi 20 mars 2017

Une disparition inquiétante



Ce qu’il y a de bien avec le polar, c’est (entre un tas d’autres choses pas moins bien) qu’il  est un excellent VRP d’une société ou d’un pays. Avant de voyager, lisez donc des polars, bien avant les guides !!!!

La littérature policière israélienne est assez peu présente sur les étals de nos libraires. Est-ce par manque de traducteurs ? Est-ce tout simplement pour des raisons sociétales spécifiques  ?

Avraham Avraham (c’est son nom), est un policier un peu désœuvré. On ne le sent pas très heureux dans sa vie, un peu désabusé professionnellement. Selon lui, il n’y a pas de tueurs en série, pas de crimes odieux… C’est donc en toute bonne fois qu’il ne s’affole pas outre mesure quand une jeune mère de famille vient le voir inquiète que son fils ne rentre pas de l’école. "Dormez en paix ma bonne dame, tout rentrera dans l’ordre demain matin ", lui dit dit-il en substance et lui indiquant la sortie !

Seulement voilà, le jeune ne revient pas, et forcément les choses se compliquent un peu.

Si vous chercher un policier qui "dépote ", qui remue ; si vous chercher un policier sanglant et violent, alors passez donc votre chemin. Si en revanche vous êtes partant pour une ambiance, une maturation psychologique, et une étude fine des personnages qui à prime abord n’en a pas l’air, alors foncez. Et surtout, n’ayez pas peur de lenteur, ce roman, outre l’avantage d’être bien construit, et bien écrit, profite d’un rythme soutenu.
Bien sûr, je ne dirai rien de plus de l’avancée des choses, ni d’un dénouement,  que forcément je n’ai pas vu venir, ni de celles et ceux qui gravitent autour de cette famille.
Non ! Je vous laisse découvrir ce roman qu’un jury de lecteurs a désigné comme meilleur polar de l’année 2015 ! Et il faut toujours faire confiance aux lecteurs : ils sont purs, incorruptibles, et profondément passionnés !!

Une disparition inquiétante de Dror Mishani, traduit de l’hébreu par Laurence Sandrowicz, chez Seuil (Mars 2014, 320 pages), disponible aux éditions Points (Mars 2015, 380 pages)


Né en 1975, Dror Mishani, universitaire israélien spécialisé dans l’histoire du roman policier, critique littéraire et éditeur de polars renommé, est présenté comme le successeur de l’illustre et regrettée Batya Gour.

Sa série policière, mettant en vedette l'inspecteur de police Avraham Avraham, a été d'abord publié en hébreu en 2011 et traduite dans de nombreuses langues. Le premier roman de la série, "Une disparition inquiétante," a été sélectionné pour le prix du CWA International Dagger 2013 et a remporté le prix Martin Beck, pour le meilleur roman policier traduit en Suède.

Il vit à Tel Aviv avec sa femme et leurs deux enfants. Il parle français.

dimanche 19 mars 2017

La mer des cosmonautes



Cédric Gras est un aventurier, et amoureux de la Russie. C’est sans doute naturellement qu’il prend ses quartiers d’été trois mois durant sur un brise- glace russe pour aller en Antarctique.

La mer des cosmonautes, en référence à ce bout de littoral ainsi nommé bordant une des nombreuses bases russes en Antarctique, est un récit de voyage, mais en partie seulement. Car en réalité, à cet aspect, fort succin au demeurant, se superpose davantage un historique de la conquête du sixième continent par les russes ; conquête longtemps mise en sommeil suite à la dislocation de l’ex URSS.
Cedric Gras raconte l’aventure des Poliarniks, les explorateurs polaires russes, plus attirés par majorations de leurs soldes que par l’aventure.

A la fois sobre et humoristique, ce récit souffre à mes yeux d’une certaine froideur. J’espérais y trouver d’avantage de présent que de passé. Certes, l’historique des aventures polaires russes a un intérêt certain, mais ce qu’on y fait maintenant m’interpelle infiniment plus.

Un livre intéressant, mais pas marquant !

La mer des cosmonautes, de Cédric Gras, chez Paulsen (Janvier 2017, 185 pages)


Cédric Gras est un écrivain arpenteur. C’est en acceptant un poste d’enseignant à l’université de Vladivostok qu’il découvre les confins de la Russie et s’en éprend définitivement. Il y met sur pied une Alliance française avant de partir diriger celle de Donetsk, à l’est de l’Ukraine, puis celle d’Odessa.
Il est l'auteur de L'Hiver aux trousses (2015) et d'un premier roman remarqué : Anthracite qui vient de paraître chez Stock.

Les arrivées de la semaine (4)


Encore une semaine polar......







deux achats.....
  • Sous la terre des maoris, de Carl Nixon, recommandé chaudement par une amie
  • Le fleuve des brumes de Valerio Veresi,chez Agullo (cf."le blues de la Harpie"...) chaudement recommandé par mon libraire
Un emprunt médiathèque en vue d'un prochain voyage en Afrique Australe
  • L'heure du chacal de Bernhard Jaumann  un polar allemand se passant en Namibie...
 

vendredi 17 mars 2017

Le tambour des larmes



Rayhana est une belle jeune femme d’une tribu vivant dans le désert. »Parce qu’on ne transige pas avec les principes, et surtout le code de l’honneur, la belle doit abandonner son enfant et se marier de force.

Ce roman est l’histoire de sa fuite dont le but est de retrouver le fils qui lui a été arraché au nom de la morale et de la tradition, avec pour unique bagage un tambour ancestral…

Roman africain par excellence, le tambour des larmes allie présent et passé, réalité et mythologie, pure tradition africaine, et surprenante modernité. Y rentrer n’a rien d’évident ; il faut laisser à ce roman surprenant et puissant le temps de vous conquérir. On y découvre une jeune femme solaire, et courageuse, qui à la fois dénote par son esprit rebelle et son enracinement africain.

L’écriture de Beyrouk est un enchantement tant dans le maniement de la langue, son vocabulaire que dans son invitation au voyage.

Le tambour des larmes s’inscrit parfaitement dans la ligne éditoriale des éditions Elyzad qui proposent des ouvrages différents et de qualité.

Le tambour des larmes, de Beyrouk chez Elyzad (Septembre 2015, 240 pages)

Mbarek oul Beyrouk est né en 1957 à Atar dans le Nord mauritanien.
Il a fait ses études de droit avant de choisir le métier de journaliste.
Il a créé, en 1988, le premier journal indépendant de son pays et s’est longuement battu pour la liberté de presse et d’opinion.
Il a aussi exercé comme chroniqueur culturel, puis comme directeur dans la presse publique.
Il est aujourd’hui membre de l’instance de régulation des médias mauritaniens.
Il a écrit de nombreuses nouvelles littéraires publiées dans la presse mauritanienne.
Son premier roman Et le ciel a oublié de pleuvoir, publié aux Editions Dapper, a rencontré un bon succès.

  Pour le challenge d'Enna, catégorie Objet (ligne 1)

mardi 14 mars 2017

Albuquerque



Albuquerque, décembre 2001…. Jaimie Ashton occupe un boulot merdique dans un parking, payé des queues de chique. Il est marié à Jacky ; enfin, marié, c’est vite dit. Il l’aime autant qu’elle le déteste. Il faut dire qu’il n’est plus aussi appétissant qu’il y a dix ans.
Il y a dix ans, justement, ils étaient encore Damian et Eva, à New-York ; et les dollars coulaient à flot.
Mais aujourd’hui le temps presse ;il a vu surgir la Pontiac….

Albuquerque, c’est l’histoire d’une fuite à tombeau ouvert avec une femme qui le déteste mais dont le destin est scellé au sien. D’Albuquerque à la cité des anges où il doit retrouver les hommes du programme fédéral de protection des témoins qui jadis leur ont redonné une nouvelle virginité.

Albuquerque c’est aussi l’histoire d’un amour qui s’étiole, un amour non partagé, d’un destin non accompli.

Dominique Forma mène son affaire tambour battant. Il instaure un climat de tension qui va crescendo au dénouement incertain. Ce quasi huis-clos donne au lecteur l’assurance d’un fort bon moment en sa compagnie.

Albuquerque de Dominique Forma, chez La manufacture de livre (Janvier 2017,170 pages)


Dominique Forma est un réalisateur, écrivain, critique de cinéma et historien de cinéma français.

Titulaire d'une maîtrise en économie et d'un diplôme d'études cinématographiques obtenu à la Nouvelle Sorbonne en 1981, il est chanteur et auteur des chansons des groupes Sweet Lips et Candice Candy. Animateur à Radio FMR dès 1982, il devient photographe professionnel et collaborera jusqu'en 1988 avec Marc Dorcel.

Dans les années 90, il travaille comme compositeur pour les films américains L'Extrême Limite de James B. Harris et Meurtre à Alcatraz de Marc Rocco.

En 2001, il réalise le film La Loi des armes avec Jeff Bridges.

 Pour le challenge d'Enna, catégorie Lieu (ligne 1)

dimanche 12 mars 2017

Les arrivées de la semaine (3)

 La semaine sera polar ou ne sera pas.....







  • Pssica de Edyr Augusto; un polar brésilien d'une  très belle maison d’édition 
Et puis parce que je ne résiste pas aux chroniques de Poirette :
  • Albuquerque, de Dominique Forma dont je parlerai bientôt...
  • Snjor, de Ragnar Jonasson, un polar islandais au titre imprononçable, et disponible en poche depuis peu
 

samedi 11 mars 2017

Suisen



Nous retrouvons Gorô que nous avions laissé dans le premier volet de la série : Azami. Ici, Gorô occupe une place centrale, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’est pas particulièrement mis à son avantage.

Gorô, le chef d’entreprise à qui tout a réussi, s’est construit deux vies parallèles dénuées d’interactions. Ainsi fier de ses convictions, il s’imagine à l’abri…erreur…..
En explorant le passé pour le confronter à un présent bâti sur des sables mouvant, Aki Shimazaki, avec une apparente douceur, montre ici la déchéance d’un homme qui n’a rien vu venir, et qui à trop vouloir s’imposer auprès des siens finit par les perdre. C’est cruel, mais empreint de poésie et de douceur.

D’un opus à l’autre, les personnages de Aki Shimazaki sont les mêmes. C’est juste qu’elle les présente sous un angle différent, et qu’elle projette son propos sur un aspect bien particulier. Son style, simple en apparence, est profond et subtile. C’est pour cela que j’apprécie tout particulièrement cet auteur.

Suisen de Aki Shiamzaki, chez Acte Sud/Léméac (Mars 2017,160 pages)


Née au Japon, Aki Shimazaki vit à Montréal depuis 1991. Sa pentalogie Le Poids des secrets comprend Tsubaki, Hamaguri, Tsubame, Wasurenagusa et Hotaru (prix littéraire du Gouverneur général du Canada 2005). Son deuxième cycle romanesque, Au coeur du Yamato, est composé de Mitsuba,Zakuro, Tonbo, Tsukushi et Yamabuki. Elle débute en 2015 un nouveau cycle romanesque avec Azami, suivi en 2016 par Hôzuki  Toute son œuvre est publiée par Leméac/Actes Sud.